Bilbao 2 - Reflets bleus sur le musée Guggenheim.
Par Sylvie Niel le dimanche 28 septembre 2008, 22:30:00 - Architecture contemporaine - Lien permanent
C'est un souvenir d'enfance - un poisson
que préparait la maman de Franck O. Gehry à la maison - qui a inspiré
l'architecte (surnommé fish paraît-il par ses camarades d'école...)
dans sa conception des panneaux en forme d'écailles, peau spectaculaire qui
recouvre en partie le musée Guggenheim.
Les 33 000 panneaux réalisés en titane, d'un demi-millimètre d'épaisseur et
garantis cent ans, étaient à l'époque de la conception moins chers que
l'acier.
Franck O. Gehry assure que le coût
du titane actuellement ne lui permet plus de faire ce type de réalisation.
C'est grâce à des logiciels développés par Dassault Systèmes pour ses avions
que les dessins et la faisabilité des courbes de ce revêtement ont pu être mis
au point.
Le musée vu à travers les pattes de
l'araignée Maman de Louise Bourgeois.

D'autres volumes sont traités en pierre calcaire pour sa tonalité en
parfaite harmonie avec le fond dominant imposé par la façade de grès de
l'Université de Deusto. Ces différents volumes et matériaux sont
combinés avec des murs-rideaux qui donnent de la transparence à l'ensemble
de l'édifice.

En bleu, les bâtiments administratifs.
L'intérieur du musée est tout aussi impressionnant que l'extérieur. C'est
autour d'un atrium central haut de 55 mètres que s'articulent 3 niveaux de
galeries (19 salles d'exposition) qui communiquent au moyen de passerelles
courbes suspendues au plafond.
Là dommage, pas de photo, c'est interdit.
Dans la plus grande salle du musée sont exposées de façon permanente (il est
vrai que les déplacer ne serait pas une mince affaire...) sept sculptures de
Richard Serra, La matière du temps, une réflexion sur la
matérialité de l'espace et la nature de la sculpture. Ces oeuvres ont
vraiment trouvé leur place, c'est superbe.
Ce musée, c'est aussi des expositions temporaires (j'ai vu celle de Juan Munoz,
étrange et dérangeante), des rencontres thématiques, des spectacles de jazz,
des animations pour les enfants etc... à voir sur l'intéressant site du musée.
A l'entrée du musée, des sculptures de Juan
Munoz; l'exposition est moins souriante...
Et aussi, mais je n'ai pas testé, le restaurant dirigé par le cuisinier Martin Berasategui qui fait, paraît-il, l'une des cuisines basques les plus personnelles du moment .