Le bleu en désamour
Par Sylvie Niel le mardi 22 juin 2010, 10:00:00 - Humeurs - Lien permanent
Il y a des
jours comme ça où le bleu n’est plus la couleur préférée des français…
Dans le « Dictionnaire des couleurs de notre temps », Michel Pastoureau
écrit : « Toutes les enquêtes d’opinion conduites depuis la
dernière guerre montrent avec une belle régularité que le bleu est la couleur
préférée de plus de la moitié de la population européenne, loin devant le vert
(autour de 20% de réponses) et le rouge (environ 8 à 10%). En France, cette
préférence marquée pour le bleu est même encore plus affirmée que dans les pays
voisins et frise parfois les 60%.»
Les 40% restant (dont je fais partie) ne doivent certainement pas aimer le
foot…
Toujours d’après Michel Pastoureau : : « C’est la couleur de
l’évasion, de la fidélité, de l’amour, de la foi, de la paix. » Mais c’est
aussi : « La couleur du renoncement, sorte de gris. Humilité du
bleu, qui n’agresse pas. » Et c’est là que je me demande si la couleur
bleue des maillots de notre équipe de France a été judicieusement
choisie…
Enfin et pour faire court : « Le bleu est la couleur de l’infini,
du lointain, du rêve : ce qui est bleu semble loin. » Certes,
certes…

Mais nous avons
à l’horizon une sacrée lueur d’espoir avec l’arrivée plus qu’attendue d’une
couleur signe de pureté, de virginité, d’innocence… mais aussi d’hygiène et de
propreté, et encore de simplicité, de discrétion et (comme le bleu) de paix.
Cette couleur salvatrice est le blanc… et là je pense plus précisément à un
certain Laurent (Blanc) qui devrait changer la face des
bleus.
Sources : le « Dictionnaire des couleurs de notre temps » et « Bleu, histoire d’une couleur » de Michel Pastoureau.