Matilde Pérez : Paris retrouvé
Par Sylvie Niel le samedi 31 juillet 2010, 15:30:00 - Talent - Lien permanent
Ce sourire
malicieux est celui de Matilde Pérez artiste cinétique chilienne qui expose à
l’Espace Meyer Zafra à Paris
jusqu’au 5 septembre 2010.
C’est en 1960 que Matilde Pérez arrive à Paris pour la première fois et
rencontre Victor Vasarely au moment où
elle travaille son style « géométrique ». Elle se joint au « Groupe de
Recherche d’Art Visuel » (GRAV) avant de retourner développer son art
au Chili en 1962. Toute sa vie durant, Matilde n’aura de cesse d’explorer et de
développer ses recherches liées à l’art cinétique. « Ainsi son œuvre
comprend un éventail de techniques et de matériaux qui vont de la gravure, du
collage avec l’utilisation de bois et de matériaux plastiques, aux travaux
réalisés au moyen de l’estampe avec laquelle elle obtient une certaine
profondeur. »
Matilde Pérez dit : « Tout flotte dans l’espace, dans des
dimensions distinctes, les formes et la couleur, les choses se joignent, se
séparent, se collent. Mais parfois, en se joignant, elles font que l’œil
inscrit ce mouvement par lequel l’œuvre est rendue vivante. »
Matilde ne met pas de titre à ses œuvres : « Je ne veux pas que
celui qui les regarde ait une idée préconçue en tête, une espèce de préjugé,
qui est ce qu’un titre provoque, une certaine pression sur ce qui doit se voir.
Je veux que l’œil regarde librement, ma vie a été dédiée à la recherche de la
pureté, ainsi l’œil doit se confronter à l’œuvre… »


Je connais Matilde grâce à Gustavo, son fils (architecte à Santiago au Chili actuellement en charge de répertorier les édifices religieux ayant soufferts du récent séisme) et mon ami, avec lequel j’ai connu quelques galères professionnelles à Paris en début de carrière… ça crée des liens que je ne regrette pas (les liens, moins les galères ...).