Photo © Sylvie Niel Ce sourire malicieux est celui de Matilde Pérez artiste cinétique chilienne qui expose à l’Espace Meyer Zafra à Paris jusqu’au 5 septembre 2010.

Photo © Sylvie Niel

C’est en 1960 que Matilde Pérez arrive à Paris pour la première fois et rencontre Victor Vasarely au moment où elle travaille son style « géométrique ». Elle se joint au « Groupe de Recherche d’Art Visuel » (GRAV) avant de retourner développer son art au Chili en 1962. Toute sa vie durant, Matilde n’aura de cesse d’explorer et de développer ses recherches liées à l’art cinétique. « Ainsi son œuvre comprend un éventail de techniques et de matériaux qui vont de la gravure, du collage avec l’utilisation de bois et de matériaux plastiques, aux travaux réalisés au moyen de l’estampe avec laquelle elle obtient une certaine profondeur. »
Matilde Pérez dit : « Tout flotte dans l’espace, dans des dimensions distinctes, les formes et la couleur, les choses se joignent, se séparent, se collent. Mais parfois, en se joignant, elles font que l’œil inscrit ce mouvement par lequel l’œuvre est rendue vivante. »
Matilde ne met pas de titre à ses œuvres : « Je ne veux pas que celui qui les regarde ait une idée préconçue en tête, une espèce de préjugé, qui est ce qu’un titre provoque, une certaine pression sur ce qui doit se voir. Je veux que l’œil regarde librement, ma vie a été dédiée à la recherche de la pureté, ainsi l’œil doit se confronter à l’œuvre… »

Photo © Sylvie Niel

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Je connais Matilde grâce à Gustavo, son fils (architecte à Santiago au Chili actuellement en charge de répertorier les édifices religieux ayant soufferts du récent séisme) et mon ami, avec lequel j’ai connu quelques galères professionnelles à Paris en début de carrière… ça crée des liens que je ne regrette pas (les liens, moins les galères ...).