Photo©Sylvie Niel Hélas la Sérénissime est sous l’eau. Et pourtant l’automne va bien à Venise, quand les couleurs de la végétation sont en parfaite harmonie avec celles des façades...
Jusqu’à quand ?

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Selon Francetvinfo :
« Retardé par des malfaçons et des enquêtes pour corruption, MOSE (Moïse en italien, acronyme de Module expérimental électromécanique) s'appuie sur 78 digues flottantes qui se relèvent et barrent l'accès à la lagune en cas de montée des eaux de l'Adriatique jusqu'à trois mètres de hauteur. De récents tests ont permis d'identifier des vibrations et de la rouille mais, selon le gouvernement italien, il est "prêt à 93%" et sera "achevé au printemps 2021". Initialement, ce système était attendu pour la mi-2019, selon l'Unesco. »
"C'est un projet extrêmement complexe", a reconnu Mme Rössler, la directrice à l'Unesco chargée du patrimoine interrogée par l'AFP, insistant sur le fait que l'Unesco se tenait à la "disposition" de la Ville. L'Unesco avait mis sur pied une mission sur Venise et sa lagune - inscrites au Patrimoine mondial en 1987 - et adressé une liste de demandes aux autorités italiennes en 2015, face aux multiples menaces guettant la cité : tourisme de masse, infrastructures, transports et, notamment, impacts environnementaux liés aux bateaux de croisière et aux pétroliers. Depuis, "tout n'a pas été mis en ordre. Or on voit une amplification des phénomènes extrêmes partout en Méditerranée et à Venise, c'est plus grave, car la ville est déjà construite dans l'eau", a souligné Mme Rössler. »
"L'eau qui monte à 1,87 mètre, on n'a pas vu ça en 50 ans ! C'est un impact énorme sur le bâti, la stabilité des structures, les dégâts aux peintures...", a-t-elle dit, précisant qu'il était encore trop tôt pour faire le bilan de cet épisode d'"acqua alta".